Dictionnaire suisse de
politique sociale

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Néo-libéralisme

Le néo-libéralisme apparaît sur la scène politique à partir des années 1980 avec les succès de Margaret Thatcher et Ronald Reagan. Ses sources d'inspiration se trouvent dans les travaux des philosophes et économistes Friedrich Hayeck, Milton Friedman, et leurs successeurs, dont nombre enseignent aux départements d'économie et de droit de l'université de Chicago. Les " néo-libéraux " mettent en évidence les effets pervers de l'intervention de l'État. Elle produit selon eux des effets économiques indésirables tels l'inflation, la perte de compétitivité, le développement de l'économie souterraine et le développement d'une société d'assistance généralisée. Le marché est supérieur par définition à toute action planificatrice.
Pour les néo-libéraux, les États-providence doivent être condamnés. Ils minent le sens des responsabilités, de la famille et de l'effort. Les propositions des experts consistent à : diminuer le poids de l'État, déréguler l'économie, supprimer les obstacles aux échanges internationaux, privatiser les services publics, renforcer le sens des responsabilités sociales, réduire la place de la protection sociale.

Voir: Démantèlement social État-providence Précarisation (Mécanismes de la)

Références:

  • D. Yergin, J. Stanislaw, La grande bataille. Les marchés à l'assaut du pouvoir, Odile Jacob, Paris, 1998. - B. Jobert, Le tournant néo-libéral en Europe, L'Harmattan, Paris, 1994 . - K. Dixon, Les évangélistes du marché, Raisons d'agir, Paris, 1998.

    François-Xavier Merrien


    Naturalisation Niveaux de revenu